Welcome in New Zealand

Kia Ohra à tous, (oui  ce matin, j’avais envie de poursuivre le tour du monde est de m’arrêter avec vous, en Nouvelle Zélande et revenir sur mon arrivée et cette aventure complétement folle. 

Je suis donc parti sans trop de préparation, sur un coup de tête, j’avais de l’argent de côté, j’avais du temps libre et j’en avais furieusement envie, quelques jours a Londres aussi, juste avant, pour réaliser un AUTRE grand rêve (que je vous explique en détail dans l’article LUI dans la catégorie de L’Angleterre). 

Ca été la folie, ma famille en est même venue à se déchirer entre certains membres et une personne que j’estime plus que tout, m’a même tourné le dos, ne comprenant pas ce voyage. Je n’ai pas renoncé, je n’ai pas fait demi-tour, au contraire, je suis allée suivre des séances d’hypnose pour m’aider à lâcher prise et prendre ce foutu avion. 

Avion qui fut bientôt vite là, et moi, qui à bord du plus gros avion du monde, à commander mes 3 plats, ne réalisait toujours pas ce que j’avais fait … d’ailleurs, je ne l’ai toujours pas réalisé deux ans après. 

Accompagnée d’une partenaire de voyage, nous sommes arrivées à Auckland ou deux statues de Nains géants nous accueillaient et je fus toute joie. Mais, une joie qui redescendit vite, j’étais dans la navette qui nous emmenait à notre première auberge de jeunesse quand le décalage horaire et la peur de ce que je venais de faire me pris et ne me lâcha pratiquement plus de tout le voyage. Pour être honnête avec vous, à peine arrivée, j’avais qu’une seule envie, refaire le chemin en sens inverse. Terrorisée à l’idée d’être au bout du monde, dans une langue que je ne maitrisais pas encore très bien, complétement seule. 

Auckland est une jolie ville, pas très grande, avec son port que j’adorais tant, ses fast food, son musée, ses parcs mais pour moi elle restera la ville de départ, celle ou ma peur et mes angoisses liés à ce voyage ont pris vie. Et pourtant dieu sait que j’en aurai été capable, en voyageant en solo de me débrouiller, je l’avais parfaitement prouvé, deux semaines avant, en passant 5 jours totalement seule à Londres. Oui mais Londres c’est plus près !! Bref, comme quoi TOUT EST DANS LA TETE !! 

C’est malgré tout, une ville qui vaut le détour (les grandes villes de ce pays, ne sont pas vraiment grandes) et l’on y fait vite le tour, mais je suis persuadée que je suis passée à côté de beaucoup de choses, à cause de mon état d’esprit. C’est plus une ville transitoire où la plupart des gens débarquent, le temps de préparer toute la paperasse et ensuite de commencer le road trip. 

Il faut dire que la ressemblance avec chez nous m’a frappé et déstabilisé, hormis les Nains Géants de l’aéroport, aucun signe de la Terre du Milieu, aucun sentiment féerique. Des fast-Food par centaines, concentrés sur la ville, des sdf, nombreux qui vivent devant l’entrée de chaque MacDo, chaque burger King … cela m’a rendue très triste, bien plus que je ne l’aurai cru. Mon côté Naïf en a pris un sacré coup. Comme si pour, pour moi l’autre bout du monde était forcément plus paradisiaque, plus heureux … ce sentiment de tristesse et de désillusion ne me quittera pas non plus. 

Lorsque ma partenaire de voyage changea le programme et me laissa seule à la découverte de l’ile du Sud, je fus prise de panique et je n’ai pas réagis comme je l’aurais du, deux jours à peine après être arrivée, je me retrouvais seule avec ce sentiment que je n’y arriverai pas et que ma famille avait raison, que j’en étais incapable. Et avoir cet état d’esprit durant un tel voyage est plus que déconseillé mais que voulez-vous … Je m’en serez parfaitement sorti, d’ailleurs malgré cela, je m’en suis bien tirée, juste cette angoisse perpétuelle de me tromper, alors qu’en réalité, chaque auberge de jeunesse, chaque visite, chaque transport en commun, chaque menus que j’ai réservé dans un anglais approximatif fut une réussite. MAIS, j’étais incapable, sur place, de m’en rendre compte. L’angoisse ayant pris trop le dessus … 

Mais, je n’oublierai jamais mes promenades le long du port, ce gros père noël au coin d’une rue, ni les bruits de sabre laser que faisaient les feux tricolores pour signaler que le passage piéton était libre. 

Je n’oublierai pas non plus que j’ai marché sur un volcan !! 

Que le voyage commence … 


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