Ile du Nord

Lorsque nous avons (ma partenaire toujours là pour l’ile du nord) récupéré notre voiture pour partir à la découverte, je me suis détendue, sillonner les villages aux paysages plus naturels, et puis l’ile du Nord = Hobbiton et les autres visites liées à la Terre du Milieu, je tiendrais donc bon. 

Moi qui adore la nature, la foret, j’en ai eu presque marre de ne voir que cela, (après comme je vous l’ai dit, mon état d’esprit n’était pas joyeux), ne voulant pas faire d’effort pour l’anglais, ayant cru bêtement que cela viendrait tout seul. 

L’ile du Nord, c’est pourtant de magnifiques cascades (peut-être un peu trop), les arbres les plus grands du monde et le point culminant de la planète (ou deux mers se jettent l’une dans l’autre, mais à vraie dire, du haut du sommet, je n’en n’avais strictement rien à faire de ce phénomène que je ne reverrais pourtant plus jamais). 

Toujours aucun signe de la Terre du Milieu, pas de trace féerique, pas de Gandalf. Je m’attendais, c’est vrai à des Menus Seigneur des Anneaux au MacDo, à des panneaux féeriques sur la route, je m’attendais réellement à ce que cela soit un peu plus commercial, mais pas du tout et avec le recul, je comprend que les Néo Zélandais aient envie de préserver leur pays, sans trop attirer l’attention, sans exploiter à des fins commerciales l’univers de Tolkien. Mais sur le coup, cela ajouté à ma tristesse. 

Je me sentais très mal en auberge de jeunesse à cause de la barrière de la langue et du peu de Wifi que je réussissais à obtenir. Et quand je pouvais parler enfin à ma famille, j’étais littéralement en pleurs à l’idée d’échouer, cette ile du sud que je devrais faire toute seule et cette envie de rentrer encore et toujours bien présente. Je ne me mêlais donc absolument pas à la vie en communauté, je recherchais des moments à moi, mais je ne parvenais pas à me calmer et à m’apaiser. Le temps pluvieux n’arranger rien. 

Pourtant je n’oublierai jamais ces paysages semblables à nos Ardennes, ou encore à cette vue, la même qui se trouve derrière chez moi (même vache, même herbe, même collines et pourtant des milliers de kilomètres séparaient ces deux paysages). Lorsque l’on a commencer les excursions ca allait nettement mieux. 

Visiter des grottes fut un moment inoubliable et particulier pour moi, et apercevoir ces milliers de points lumineux pendant la ballade en barque restera à jamais gravé en moi.

La ballade en bateau fut un joli moment, mais je ne me sens pas proche ni attirée par le monde des rochers, des cailloux et de l’eau. Ne comprenant pas toutes les explications du guide, c’est fatiguant de se concentrer pour traduire constamment et en permanence une langue que l’on a pas l’habitude d’entendre chez nous. 

Me rendre dans le musée maori et comprendre leur histoire m’a grandement ému, refusant de participer à une soirée  » Zoo humain  » pour apercevoir des Maoris, qui ne sont en réalité que des personnes en costumes, je fus ravie de m’immerger le temps d’une matinée dans l’histoire de ce pays. 

En revanche, Fouler le sol ou Ian Mckellen et les autres filmèrent tant de scènes du Hobbit pendant la fabuleuse visite privée du Hairy Feet, rapporter des cookies en forme de pieds de Hobbit, les cookies les plus mignons du monde (mais ne me demandez pas quel gout ils ont, je n’y toucherai JAMAIS, peut-être mon ami Pascal, pourrez vous le dire, car je lui en est rapporté un). Acheter mes premiers goodies Seigneur des Anneaux m’a fait tellement de bien, un bien fou. Le deuxième meilleur moment de ce séjour.

Hobbiton, Hobbiton, bien évidemment, le plus beau jour de tout mon voyage.

Le magnifique parc floral  aux décorations plus que féeriques qui nous transporte dans un univers, dans mon univers. J’ai adoré cette journée sous un magnifique soleil, ou pour quelques heures, mes angoissent ont fermés leur grande gueule. 

Mon seul regret, sera de ne pas avoir été sur la célèbre plage de Coromandel, que l’on peut voir dans Narnia. Mais je n’oublierai jamais cette île et ces merveilles, ces routes pas tracées et ces personnes d’un autre monde, j’aurai pu vivre dans ce coin du monde (pas trop loin d’une ville quand même), loin de toute technologie, loin de la jalousie des hommes (du moins c’est que j’aime penser).

Il fut temps, après de merveilleuses aventures qui m’ont redonné le sourire et l’espoir, de quitter définitivement ma partenaire, sur le quai du bus qui me déposerait dans quelques heures à Wellington ou mon aventure à moi commencerait. Séparation qui s’est fait sans douleurs, car, notre complicité ne pris jamais pendant ce voyage, et quelque part cela m’en rendue grandement service de me retrouver confronté à moi même pour le reste du voyage. Mais cela aussi, je ne m’en suis rendue compte que de nombreux mois après être rentrée. 

Wellington, me voilà …


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